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Texte arabe :
إِيَّاكَ نَعْبَدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ
Traduction :
« C'est Toi seul que nous adorons, et c'est Toi seul dont nous implorons le secours. »
Après avoir fait connaître Sa grandeur, Sa miséricorde et Sa souveraineté, Allah enseigne maintenant au croyant la réponse qu'il doit Lui adresser.
Cette réponse tient en quelques mots :
« C'est Toi seul que nous adorons, et c'est Toi seul dont nous implorons le secours. »
Pour l'imam ar-Râzî, ce verset représente le cœur de la sourate Al-Fâtiḥa.
Pourquoi le mot « Iyyâka » vient-il en premier ?
En arabe, l'ordre habituel serait : « Nous T'adorons. »
Pourtant, le Coran commence par « Iyyâka » — « Toi seul ».
Selon l'imam ar-Râzî, ce choix n'est pas seulement une question de style. Il porte un sens profond.
En plaçant « Toi seul » avant le verbe, le Coran affirme que toute l'adoration appartient exclusivement à Allah.
Aucun autre être ne partage ce droit.
C'est l'une des expressions les plus parfaites du Tawḥîd.
Une leçon de bienséance envers Allah
L'imam ar-Râzî souligne également une grande règle de comportement.
Lorsque le serviteur s'adresse à son Seigneur, il ne commence pas par lui-même.
Il commence par Allah.
Avant de parler de ses besoins, il reconnaît la grandeur de Celui à qui il s'adresse.
Comme si le croyant disait :
« Tout commence par Toi, ô Allah. »
Une rupture totale avec le polythéisme
Dire :
« C'est Toi seul que nous adorons »
signifie également rejeter toute forme d'adoration dirigée vers un autre qu'Allah.
Toute l'adoration, toute la confiance ultime et toute la dépendance du cœur appartiennent exclusivement au Créateur.
Du récit au dialogue
Au début de la sourate, Allah est évoqué à la troisième personne :
« Louange à Allah… »
« Le Seigneur des mondes… »
« Le Maître du Jour de la Rétribution… »
Puis, soudainement, tout change.
Le croyant ne parle plus d'Allah.
Il parle à Allah.
Selon l'imam ar-Râzî, cette transition est un immense honneur : dans la prière, le serviteur est admis à s'adresser directement à son Seigneur.